Guide EntretienAuto
Accueil › Calendrier d’entretien › Contrôle technique : comment préparer sa voiture

Contrôle technique : comment préparer sa voiture

Par Vick · publié le 29 octobre 2026

En 2025, 18,92 % des contrôles techniques périodiques de voitures particulières ont débouché sur la prescription d’une contre-visite, d’après le rapport annuel de l’UTAC-OTC sur les véhicules légers (janvier 2026, consulté le 29 octobre 2026). Les autres pourcentages viennent du même rapport mais portent sur l’ensemble des véhicules légers contrôlés (voitures, utilitaires légers et autres catégories), et non sur les seules voitures particulières : chacun est la part des contrôles de 2025 où le défaut a été relevé. Pneus et feux arrivent en tête ; une partie des motifs se repère à l’arrêt, le reste relève d’un atelier.

Ce qui déclenche la contre-visite, et dans quel délai

L’arrêté du 18 juin 1991 (texte consolidé, consulté le 29 octobre 2026, articles 7 et 8) classe les défaillances en trois niveaux. Seules les majeures et les critiques rendent le résultat défavorable.

NiveauDéfinition de l’arrêtéRésultatCe que cela change
MineureAucune incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnementFavorable (A) s’il n’y a ni majeure ni critiquePas de contre-visite
MajeurePeut compromettre la sécurité du véhicule, nuire à l’environnement ou mettre en danger les autres usagersDéfavorable (S)Contre-visite obligatoire dans les 2 mois ; contrôle valable 2 mois
CritiqueDanger direct et immédiat pour la sécurité routière, ou incidence grave sur l’environnementDéfavorable (R)Contre-visite obligatoire dans les 2 mois ; contrôle valable le jour du contrôle seulement

Passé le délai de deux mois, la contre-visite n’est plus possible : il faut refaire un contrôle périodique complet. D’après la fiche de service-public.fr sur le contrôle technique (vérifiée le 1er janvier 2026, consultée le 29 octobre 2026), elle peut avoir lieu dans le centre d’origine ou dans un autre centre agréé, sur présentation du procès-verbal d’origine et, en général, de la carte grise. Le contrôleur détermine les points à contrôler d’après les défaillances constatées au premier passage.

Une contre-visite favorable est valable deux ans à compter du contrôle défavorable, et non de la contre-visite. Le calendrier d’entretien donne le rythme du contrôle périodique.

Visibilité et éclairage : les défauts les plus fréquents

La fonction « feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques » vient en deuxième position, derrière les pneus et la suspension : 8,93 % des contrôles de 2025 y relèvent au moins une défaillance majeure ou critique, auxquels s’ajoutent 2,70 % pour la visibilité.

Le défaut majeur le plus fréquent, toutes fonctions confondues, n’est pas une ampoule grillée : c’est l’orientation d’un feu de croisement en dehors des limites prescrites (4,77 %). Si vos phares éclairent trop haut ou trop bas, faites-les contrôler. Viennent ensuite les feux stop dont la source lumineuse est défectueuse ou manquante (1,95 %).

Pour la vision du conducteur, les motifs sont un balai d’essuie-glace manquant ou manifestement défectueux (1,21 %), un lave-glace inopérant (0,41 %) et un vitrage fissuré dans la zone de balayage des essuie-glaces ou de vision des rétroviseurs (0,37 %). Les feux stop se testent à l’arrêt, avec une personne derrière la voiture pendant que vous appuyez sur la pédale de frein ; ampoule et balai figurent parmi les gestes simples à faire soi-même.

Pneus et suspension : la fonction qui échoue le plus souvent

La fonction « essieux, roues, pneus, suspension » est en tête : 10,49 % des contrôles de 2025. Les pneus pèsent le plus lourd, avec 3,46 % pour un pneumatique gravement endommagé, entaillé ou monté de façon inadaptée, et 2,18 % pour un indicateur d’usure de la profondeur des sculptures atteint.

Un pneu dont la corde est visible ou endommagée est une défaillance critique (0,24 %). Faites le tour de chaque pneu, flancs compris : coupure et déformation se voient sans outil. La fiche du ministère de la Transition écologique (non datée, consultée le 29 octobre 2026) recommande de changer les pneus dès que les sculptures atteignent 1,6 mm et de contrôler la pression à froid. Ce sont des repères de prudence : le rapport de l’UTAC-OTC relève, lui, l’atteinte de l’indicateur d’usure ou, plus rarement, une profondeur de sculptures non conforme aux exigences (0,04 %, défaillance critique).

Les amortisseurs qui montrent des signes de fuite ou de dysfonctionnement grave (1,50 %) et les rotules de suspension trop usées (1,48 %) ne se jugent pas à la maison.

Freinage : peu visible, mais jamais anodin

La fonction « équipements de freinage » concerne 5,25 % des contrôles de 2025. Pour une même pièce, le niveau de gravité dépend de son degré d’usure.

Une garniture ou plaquette dont la marque d’usure minimale est atteinte compte pour 1,67 % et entraîne une contre-visite. Si cette marque n’est plus visible, la défaillance devient critique (0,08 %). Suivent un déséquilibre notable des performances du frein de service (1,03 %) et une efficacité insuffisante du frein de stationnement (0,92 %). Un liquide de frein contaminé ou sédimenté est aussi une défaillance majeure, critique en cas de risque imminent de défaillance (annexe du rapport).

Le freinage se confie à un professionnel. Relisez ce que le carnet d’entretien prévoit pour les plaquettes et le liquide, et signalez à un garage une voiture qui tire d’un côté au freinage ou un frein à main à la course anormalement longue.

Émissions et fuites : ce que le contrôleur mesure

La fonction « nuisances » représente 6,50 % des contrôles de 2025. Les motifs diffèrent selon la motorisation, et un contrôle des émissions impossible est lui-même une défaillance majeure.

Sur un diesel dominent le contrôle impossible des émissions d’opacité (2,95 %), une opacité supérieure à la valeur de réception ou des mesures instables (2,20 %) et un dysfonctionnement important du relevé du système de diagnostic embarqué, dit OBD (1,95 %). Sur un essence, on trouve le contrôle impossible des émissions gazeuses (1,69 %), des émissions au-delà des niveaux réglementaires (1,60 %) et un coefficient lambda hors tolérance (1,52 %).

Toutes énergies confondues, une fuite excessive de liquide autre que l’eau compte pour 1,75 %. Regardez le sol là où la voiture stationne : une tache d’huile ou de liquide qui revient se signale à un garage avant le contrôle.

Airbag, ceintures et plaques : les oublis courants

D’autres fonctions pèsent moins, mais plusieurs de leurs motifs se repèrent d’un coup d’œil. La fonction « autre matériel » (2,02 %) comprend un airbag dont le système signale une défaillance (0,50 %), un airbag manifestement inopérant (0,41 %), un avertisseur sonore totalement inopérant (0,32 %) et une ceinture coupée ou distendue (0,23 %).

L’identification du véhicule (1,07 %) regroupe une inscription manquante ou illisible sur une plaque d’immatriculation (0,33 %), une plaque non conforme (0,28 %) et une plaque manquante ou mal fixée (0,14 %).

Contact mis, vérifiez que le voyant d’airbag ne reste pas allumé, essayez l’avertisseur, regardez les sangles de ceinture et assurez-vous que les plaques sont lisibles et solidement fixées.

Cas à part pour l’airbag : depuis le 1er janvier 2026, le contrôleur vérifie aussi si le véhicule est concerné par une campagne de rappel qualifiée de grave par le constructeur (l’airbag Takata en est l’exemple de service-public.fr). Classé « stop drive » et non réparé, le véhicule reçoit une défaillance critique, une contre-visite s’impose et il ne peut plus circuler dès le lendemain du contrôle tant qu’il n’est pas réparé.

Cet article informe : il ne remplace ni le carnet d’entretien du constructeur ni l’avis d’un professionnel.